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Sugar baby love

Mardi 6 octobre 2009

Il y a des hommes charcuterie, apéro aux olives, cacahuètes.
D’accord, plus glamour, petits fours, canapés au saumon, tranches de viande des Grisons.

Ca fait viril, il y a quelque chose dans la consommation de la rosette de Lyon ou de la rillette mancelle qui rappelle l’homme poilu qui aime les femmes.

Personnellement, je n’y peux rien : pour l’apéritif, pour le petit creux de seize heures, je suis sucré.


crédit photo doug88888

Capable d’engloutir (mais avec classe) une tablette de chocolat en moins d’un quart d’heure, de faire disparaitre un paquet de gâteaux complet plus rapidement que Gerard Majax.

Mais cette préférence que j’assume, s’applique aussi au petit déjeuner. Ah oui, j’aime bien les anglais, leur flegme, leur football, leur capitale. Mais ne venez pas me parler d’oeufs brouillés ou de bacon frit. Le matin, au réveil, le sucré habille mon début de journée. Un peu comme une drogue douce qui viendrait me mettre de bonne humeur.

Les céréales ont, à ce titre, toujours fait crépiter mon petit dej’ . Capables d’être d’une variété étonnante, aux fruits, au miel, au chocolat… Elle réunissent deux qualités rares ensemble : être bonnes pour la santé -car on m’a assez répété que j’allais être malade à force de manger des cochonneries- et être une véritable gourmandise.

Si certains ont besoin de leur petit café pour se réveiller, mettez moi juste de l’avoine, de l’orge ou du blé, un peu de lait, allez, une pointe de fruits rouges.

Finalement, je suis un type formidable, pas amer pour deux sous, pas aigre-doux, même pas rehaussé d’un peu de sel -ce qui est parfait pour le caramel- et peut-être que les filles m’aiment pour ça ?

Il y a quelque chose de délicieusement transgressif à être un homme pas poilu, sucré comme un bonbon.

Savez vous goûter?

Mercredi 16 septembre 2009

Si on écoute nos anciens, rien ne sert de vivre pour manger, mieux vaut manger pour vivre, et les plus diététiciens d’entre eux  préciseront  qu’il faut petit déjeuner comme un roi, déjeuner comme un prince et dîner comme un pauvre.
En deux proverbes on résume l’ensemble des conseils diététiques d’une journée équilibrée. Évidement il faudra ajouter maintenant les slogans des campagnes d’éducation sanitaire avec le fameux pour votre santé, mangez moins gras, moins sucré, moins salé et le non moins célèbre pour votre santé mangez 5 fruits et légumes par jour.
Pas sûr que ces sentences nutritionnistes aient un impact sur chacun d’entre nous (en dehors des enfants qui répètent à tue tête ces slogans lorsqu’ils passent à la télé) mais leur message s’est fait une place dans notre inconscient.

On sait ainsi qu’ajouter des légumes frais à notre alimentation aidera toujours à acquérir les vitamines dont on manque (à condition de les cuire de façon adéquate) et que l’ajout d’un poisson par semaine permet de faire le plein de minéraux.

Pourtant… il y a des maximes dont il faut savoir se méfier, et j’accuse par là le « il ne faut pas grignoter en dehors des repas ». Comment ça on n’a pas le droit a la collation de 10 heures ? Et de quel droit condamner le goûter de 16 heures ?

Alors certes il faut savoir adapter les collations à notre besoin réel en énergie mais rien ne sert de se frustrer lorsqu’une « petite » envie de sucré se fait sentir ! Un repas bien dosé jugulera les fringales de l’après midi mais s’offrir une petite douceur à 16 heures remet un coup de fouet à l’organisme et du baume au moral. Même en dehors du milieu scolaire le « goûter » de l’après midi offre un répit  à l’esprit affairé des travailleurs et une pause sociale salutaire autour de la machine à café.

Le régime alimentaire ne doit pas être vécu comme un « régime » mais comme un mode d’emploi de l’alimentation et se faire plaisir est une clef de l’alimentation bien équilibrée. Alors dites oui à la barre de chocolat dans un morceau de pain lorsque le creux de l’après midi vient se faire sentir et ne reniez pas un bout de nougat avec le café de 17 heures si cela peut vous redonner du peps et satisfaire une petite gourmandise.

Par contre… oubliez tout de suite la cochonnerie gélifiée ou fourrée à la crème de chocolat si vous devez les consommer tout seul. Un paquet de bonbon n’a jamais tué quelqu’un s’il est partagé avec les collègues de bureau, mais avalé tout seul dans son coin ça reste une source de remords quant au ravage que cela causera sur les hanches.

Lorsque l’on parle de goûter il faut savoir l’équilibrer et le réfléchir, d’ailleurs le paquet de confiseries ne sera jamais meilleur que partagé avec les collègues en discutant de tout sauf du boulot, et le bol de céréales pris avec les enfants au retour de l’école est une invitation à revivre quelques goûters d’enfants d’autrefois.

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